Rick Owens, défilé printemps été 2017


En septembre dernier, Rick Owens présentait sa collection prêt à porter femme printemps/été 2017, lors de la fashion week de Paris, au sous sol du palais de Tokyo. Les défilés du créateur Américain, sont toujours très attendus. Pour cause, la théâtralité mis en scène lors de ces défilés, surprend mais captive le public. Pour cette nouvelle collection, Rick Owens, a fait plus neutre pour la mise en scène. Un défilé plus classique que celui de l’année dernière, qui pour rappel, était un casting d’acrobates, portant d’autres mannequins tête a l’envers sur elles mêmes.

Cette fois, ci les mannequins défilent le plus simplement possible, dans un sous sol. L’ambiance est assez sombre, brut, avec comme matériaux principal, le béton.  Le décor est neutre avec aucun artifice ajouté en plus au lieux, qui se compose de gros piliers en béton. Ils donnent une composition graphique et structuré. Puis un large escaliers permet au mannequins de faire leur entrée et leur sorties.

Rick Owens a baptisé cette collection «Walrus» et se compose de 45 looks.  Les corps sont emmaillotés dans un amas de tissu , enveloppé par plusieurs couches, cachant les courbes du corps, surtout au niveau du buste. Car des jambes apparaissent, sous les pants de tissus a l’avant ou a l’arrière des shorts. Rick Owens a insisté sur les short grâce a leur fonctionnalité, comme il a expliquer lors d’un interview « les short sont libres, ils sont plus actifs, vous pouvez tout faire en les portant». Les volumes sont conséquents , tout en drapés de matière artisanales. Pleine de délicatesse, et de fragilité a la manière de Rick Owens, les épaules sont ailées offrant des reliefs délicats et subtils a la silhouette.  Des matière fluides viennent apporter du mouvement et de la légèreté a une silhouette pouvant apparaître lourde avec autant de tissu. Une déferlante de fourrure et de plumes d’autruches, cousu a la main sur des manteaux en gaze de soie viennent confirmer cet élan de douceur.  Toutes les pièces sont unis, comme a l’habitude de Rick Owens. Aucun motifs n’apparaît, sur les pièces teintés de nuances de mauves, gris fumé, vieux rose.

Car comme habituellement avec le créateur, ces géométrie variables, sont bien des vêtements. Successions de capes et de robe subtils et glamour, appuyer par la bande son de Nina Simone, musique hypnotique qui vient envoûter encore un peu plus le public.

Auteur : Camille Le Saint