Vertiges : Exposition de Dam BESEGHER


10394777_1497825667147471_1004240670205756509_nLe 2 décembre prochain, Dam Besegher exposera à l’Université de Lille 3 sa série « Vertiges »… L’occasion pour nous d’une petite interview.

 


ID – Depuis combien de temps fais-tu de la photo ?

DB – Grande question !! J’ai pour habitude de plaisanter en disant que je fais de la photo depuis mes 10 ans. J’ai eu la chance de pénétrer pour la première fois dans un labo de développement argentique en primaire grâce à l’un de mes enseignants. Depuis, j’ai toujours été attiré par la prise de vue. J’ai fait mes études dans les domaines artistiques et audiovisuels donc j’ai baigné très tôt dans la production d’image. Je me suis longtemps consacré à la photo de paysage, de voyage. Mes premières photos avec modèles datent de début 2012 et depuis je consacre plus de 75% de ma production photo à la photo de modèles.

ID –  Tes thèmes de prédilection ? Que du studio ?

DB – Ils sont nombreux !! J’aime travailler autour de la trace sur le corps (tatouage/piercing/bodypaint), des thèmes autour de la mode ou de la lingerie, des thématiques incluant un travail sur la lumière (clair/obscur) mais vraiment le thème que je préfère est sur le corps en mouvement (danse, gym, contorsion, poledance…). Je fais essentiellement du studio. L’extérieur ne me dérange pas et j’y trouve même des éléments qui m’inspirent mais j’aime vraiment tout maitriser dans ma démarche et donc la maitrise des éclairages est d’une importance capitale, le studio est donc plus adapté.

ID – Travailler avec des sportifs ce ne doit pas être très simple… le mouvement, faire la photo au bon moment…

DB – En effet, ce n’est pas toujours simple, on recommence plusieurs fois les mêmes « poses », certaines sont plus compliquées à élaborer, il faut déclencher au bon moment, trouver l’équilibre juste dans la composition mais à chaque fois cela a donné lieu à des situations amusantes, des bons moments partagés et j’adore par-dessus tout lorsque mon modèle se voit en photo dans sa performance sportive et me dit : elle claque celle-là !

ID – Faire des photos en studio ne doit pas être évident, pourquoi ne pas avoir fait cela dans une salle de pole dance ou de gym ?

DB – J’y ai pensé, et j’ai pu réaliser une séance « gym » en extérieur et ma première séance « poledance » dans l’appartement de la modèle. Le résultat n’est pas du tout le même… une salle de sport ou de l’extérieur va englober la performance sportive dans un ensemble, je cherche de mon côté la pureté du mouvement arrêté et un fond blanc est bien plus approprié. Le cyclo de l’Idéal Studio s’y prête parfaitement.

ID – En quoi la photo de modèle a-t-elle changé ta pratique ?

Tant que je ne photographiais que des paysages ou des éléments inertes, je pratiquais dans mon coin, pour mon propre plaisir et sans une grande volonté de publier. La photo de modèle a changé mon rapport à la production d’image, le fait d’avoir des « partenaires » dans cette passion (modèle, Make Up, voir autre photographe qui assiste à la séance) oblige plus de rigueur selon moi. De même depuis que je côtoie plus de modèles, photographes, MUAH, j’ai senti une nette progression dans mon travail, notamment grâce aux conseils de photographes professionnels comme Pierre Magne.