Présentation du Nikon D750


Nikon a annoncé à la Photokina le lancement du D750, un boîtier plein format dédié à « l’action » et disponible dès le 23 septembre prochain chez votre revendeur. Il complète ainsi la gamme : D610, D750, Df, D810 et D4S.

Nikon D750

  • Côté technique

Avec son filtre passe-bas, le D750 se démarque du récent D810, remplaçant des D800 et D800E, de part ce filtre mais aussi de part l’intégration du wifi que Nikon se refusait à intégrer jusque là sur ses reflex. Cette fonctionnalité permet, comme sur les autres boîtiers mais via un (cher) adapteur wifi, de contrôler l’appareil à distance ainsi que de visualiser ses photos sur son smartphone ou sa tablette pour ainsi les partager.

Avec son capteur de 24,3 MP, à l’instar du Df, le D750 devrait offrir une sensibilité et une qualité meilleure, de part la taille des photosites nécessairement plus grands que sur un D810 et ses 36,3 MP. Sa sensibilité native de 100 à 12.800 est celle du Df. Même si le nombre de pixels est le même que sur le D610, le capteur est néanmoins spécifique.

Il garde, par contre et heureusement, l’autofocus à 51 points Multi-CAM 3500 FX déjà présent sur les D810 et D4S mais légèrement revu et offrant cette fois une sensibilité à -3IL. La fonction « AF zone groupée » est évidemment disponible comme sur les deux boîtiers avec qui il partage l’autofocus.

Le processeur Expeed 4 termine la marche, offrant ainsi au D750 une très bonne rapidité et la possibilité de filmer en 1080p à 60 images/seconde.

La cadence photo s’élève à la hauteur de celle du récent D610 avec un minimum de 6,5 images par secondes soit 15 photos en continue (pour un peu plus de 2 secondes de shoot continu avant que le buffer ne fasse ralentir la cadence) en pleine résolution (NEF/RAW 14 bits non compressés). On rappellera simplement, sur ce point, que le D810 fait presque deux fois mieux avec 28 images. Finalement, le boîtier « action » ne l’est peut-être pas autant qu’espéré.

Le D750 et son écran orientable

Le D750 et son écran orientable

Pour la première fois sur un boîtier full frame, Nikon intègre un écran orientable. Ce dernier offre une résolution de 1.229.000 points sur 3,2 pouces de diagonale, de quoi apprécier pleinement ses photos d’autant qu’il est ici bien plus réactif en mode LiveView.

Le D750 intègre de la fibre de carbone

Le D750 intègre de la fibre de carbone

Le boîtier innove aussi en intégrant de la fibre de carbone sur l’avant en complément de l’habituel magnésium pour l’arrière et le dessus. Ces matières permettent ainsi au D750 de peser 840g (avec accu et carte mémoire) soit 10g de moins que le D610, 140g de moins que le D810 et seulement 75g de plus que le Df. Il intègre toujours un écran de contrôle monochrome sur le dessus que l’on notera légèrement plus petit que sur le D810.

Côté ergonomie, c’est selon : la taille similaire au D610 en comparaison au plus volumineux D810 impose une disposition de certains boutons pas toujours évidente, notamment le blocage de l’AF et de l’exposition (AF-L / AE-L) sûrement trop éloigné de la molette arrière.

  • Le placement dans la gamme

Le placement du nouveau D750 a fait un peu parler de lui dès l’annonce de celui-ci. Il faut dire que les différences sont fines entre un D810 proposé 1.000€ plus cher (à 3.299€ contre 2.199€) mais offrant plus de pixels. De l’autre côté, le D610, vendu 1519€, offre un autofocus à 39 points bien moins performant avec un capteur identique en résolution certes, mais moins sensible en basse lumière, sans oublier la présence de l’ancien processeur Expeed 3.

Sur le chapitre du prix, on notera que le D750 est vendu le prix de l’ancien D800.

Côté action/vidéo, le D750 innove du côté logiciel en offrant (enfin) un menu dédié à la vidéo.

Pour les amateurs de studio, il faudra peut-être prendre en compte la présence ni d’une prise de synchro flash ni d’une prise télécommande. C’est peut-être là que ceux qui attendaient le remplaçant du D700 seront déçus.

  • Conclusion

Personnellement, je regrette (encore) que Nikon n’ai pas intégré, en même temps que le wifi, une puce GPS, voire n’est choisi d’offrir le GPS à la place du wifi. Mais là c’est personnel et cela dépend de l’utilisation que l’on veut fera de ce boîtier.

La nécessité de passer au D810 ne se discutera que pour les photographes d’architecture et de paysage où les détails fournis par le capteur seront utiles. Pour tout ce qu’apporte le D750 (meilleur AF, processeur Expeed 4, meilleure sensibilité, wifi, écran orientable, capacités vidéo, capacité de la batterie et poids), l’écart de prix avec le D610 justifie l’investissement.

Enfin, Nikon en a profité pour présenter la nouvelle poignée MB-D16 adaptée pour le D750 uniquement pour étendre son autonomie et assurer une meilleure prise en main pour les shoot verticaux… mais elle ne permet pas une cadence de shoot plus élevée (la faute au buffer qui sature).