Miles Aldridge : rock’n’roll photographer


Né à Londres en 64, d’un père directeur artistique et d’une mère mannequin, ce passionné de photo ET de rock’nroll est devenu…un type complètement délirant. Mais surtout bourré de talent.

Après ses études dans une école d’art à Londres, il devient photographe de mode. Avant de travailler dans la cours des grands – Vogue (Italie, Japon), The New York Times Magazine, GQ, Citizen K – il s’entraine avec sa soeur, Lily Aldridge  (cf l’ange super sexy de Victoria’s secret). Grandir dans une famille comme la sienne, assez aisée il faut dire (John Lenon et Eric Clapton étaient des amis proches), lui a permis de côtoyer de près les noms dont il s’inspire. Entre autre Dereck Jerman, David Fincher et Richard Avedon qui a travaillé avec son père, Alan.

« Le crime était prémédité »

Son travail ne laisse apparaître que de superbes mannequins à la plastique parfaite. Ce côté ultra glamour leur donne une certaine ambivalence, une quasi passivité. Mal interprété puisqu’ Aldridge les définit en état de contemplation. Son univers coloré, décalé, onirique n’est pourtant pas aussi parfait qu’il le parait. Criant, silencieux, des taches de ketchup rouge sang sur un sol Noir et Blanc…un rêve qui peut vite se transformer en cauchemar. Une ambiguité qu’on savoure (graphiquement parlant), d’autant plus que son travail est toujours calculé au millimètre près, avec, souvent, un effet cinématographique. Ses publication les plus connues restent « Acid Candy » et « The Cabinet » où il travaille avec Marilyn Manson (entre originaux il se comprennent).

Cette année, Brancolini Gimaldi annonce une édition spéciale de son nouveau livre, « I Only Want You To Love » limité à 200 tirages signés et numérotés.