Black or White ?


Adieu gros méchants voyous arborant le « maman je t’aime » ou la tête de Johnny sur le biceps. Cette année, la tendance c’est le blanc. Ou pas. Entre le  « THUG LIFE » sur les phalanges de Rihanna (en l’honneur du rapeur Tupac assassiné en 96) et le mot « BREATH » qu’on peut lire sur le poignet de Lindsay Lohan (parce qu’elle a survécu à une crise d’asthme) difficile de passer à côté de cette nouvelle mode en pleine effervescence. Mais qu’en dit le tatoueur professionnel  ?

Avant d’être utilisé seul, le pigment blanc s’appliquait par petites touches pour apporter du relief aux tatouages à l’encre noir. Il se fond presque avec la peau. Plus minimaliste, plus chic, plus discret, plus original… Oui mais pas que. L’encre blanche est connue des tatoueurs pour son faible indice de réussite : elle créee un relief et donc un effet cicatrice boursoufflée. Chouette, on attendait avec impatience un remake d’ « Edouard aux mains d’argent » avec des cicatrices couleur mayonnaise. Car oui, le second point négatif de ce nouveau hit ultra mainstream, c’est que l’encre blanche aurait tendance à jaunir voire devenir transparente avec les années. Pour le côté glam, on repassera…

Bien que cette innovation en matière de création fasse un tabac chez les adeptes de tatouages (certain poussent même jusqu’à l’encre phosphorescente), beaucoup de salons refusent de le pratiquer. On ne voit pas du tout pourquoi! Du coup, on préfère en rester au bon vieux tatouage malabar.

Auteur : Lou Sonsino.