Caroline Hofman, L’art de faire danser les mots.


Caroline Ofman est une artiste plasticienne du nord de la France. Elle est issue d’un BAC Arts Appliqués puis d’une formation en Design de mode. Désireuse d’en apprendre davantage sur le textile, elle a rejoint les beaux arts pour travailler le textile de manière plus artisanale et conceptuelle. En juin dernier, Caroline a obtenu son DNSEP.

Sa démarcue s’articule autour de la perception, de la notion de territoire et de cartographie. Cette artiste s’inspire principalement de mouvements artistiques tels le Land Art (art éphémère composé par des matériaux naturels) ou bien le Surréalisme (art d’ essence littéraire, terrain d’expérimentation du langage). L’arte povera et la culture amérindienne font également parti de ses sources d’inspiration.

Cependant, c’est le textile a toujours eu une place primordiale dans sa pratique artistique. Pour elle, l’écriture et le textile sont intimement liés, il s’agit de textrus qui permettent de faire dialoguer la subjectivité et la mémoire. Le language est très présent dans son travail. Elle le concoit avec les questionnements antiques de la renaissance dans un contexte politique très contemporain. Elle juge l’humain en proie à un éloignement avec son environnement. C’est pourquoi elle souhaite resserrer ce gouffre qui se creuse en sculptant ou tissant des lettres.

C’est pourquoi elle s’est lancé dans le projet de concocter un livre d’artiste intitulé : ABC d’air. Dans celui ci, chaque lettre forme un dessin. La lettre est tissée, générée et forme un territoire. De ce territoire émergent des mots, un poème nait. Composé de 26 dessins et 26 poèmes, ce livre est son premier livre d’artiste tiré de ma démarche plastique.

Enfin, elle s’intéresse à l’art de la poésie sonore inspiré des mantras ou des chamanes. Caroline crée des espaces avec sa voix; celle ci fait oeuvre puis se défait dans une pratique parallèle à l’écriture.

Par la suite, elle souhaite poursuivre ses recherches et travailler sur le langage avec des populations ayant des difficultés comme les gens du voyage et ainsi requestionner l’idée de territoire. Elle aimerait s’envoler vers la Mongolie particulièrement. Le voyage fait parti de ses ressources. Revenue du Japon, elle a commencé à se questionner autour du drapeau, ce qui permettrait de la lancer dans un nouveau projet plastique et artistique.

Facebook : hofman caroline : plasticienne

Site internet : carolinehofman.com

Auteur : Marine Mohmmed