Les artifices photographiques, pleins feux sur le 14 juillet.


Tout le monde a déjà pu admirer les images de la tour Eiffel baignant dans une mer de mille feux, d’un bouquet final à la Fourvière à Lyon ou encore au bord du Vieux-Port à Marseille. Si les images sont surprenantes à la fois par leur composition mais aussi par la multitude de couleurs qui les composent, elles sont techniquement assez compliquées à réaliser.

Petite explication rapide pour s’y préparer…

Stabilité

Le mini-trépied, léger, pas cher et si pratique…

Le maître-mot est lancé! Il est indispensable que votre appareil soit stable, pour ne pas faire bouger le capteur durant toute la prise de vues, qui sera réalisée en pose longue (vitesse d’obturation lente). Munissez vous donc de préférence d’un bon trépied! Sinon, vous pouvez toujours vous appuyer sur un muret ou tout autre support stable que vous trouverez. Mieux encore si vous ne possédez pas l’équipement onéreux qui est préconisé, sachez que vous pouvez toujours stabliliser votre boitier en le posant sur un sac de haricots (blancs, rouge) crus, ou encore de petits-pois… Évitez le sac de petits pois cuits, sa risque de finir en mauvaise purée…

Immobilité
Votre boitier doit être stable, c’est certain afin de ne pas créer de flou de bougé. Mais il va également falloir penser au mouvement que vous infligez à l’appareil en pressant sur le bouton de déclenchement. Préférez donc un déclencheur à distance, ou toute autre télécommande infrarouge ou radio. À défaut, voici une autre astuce : réglez tout simplement votre boitier sur retardateur, comme si vous faisiez votre autoportrait de famille. Et si possible, utilisez le retardateur le plus court (2 secondes par exemple) afin de réduire le temps entre votre pression sur le déclencheur et l’ouverture de l’obturateur pour la capture.

Photo : Alexandre CAFFIAUX

Temps de pose
Comme vous l’aurez constaté, les feux d’artifices s’épanouissent souvent en plusieurs secondes. Aussi je vous recommande de travailler à faible/moyenne sensibilité ISO (ISO 100 à ISO 400 maxi), afin d’utiliser un diaphragme assez fermé (ex: f/8 à f/16) et un temps de pose en conséquence du sujet photographié (ex: 3 secondes). En déclenchant juste avant l’éclatement du feu, vous obtiendrez ainsi toute la beauté de l’artifice, et le diaphragme fermé vous laisse apprécier des compositions nettes sur quasiment toute l’image (la mise au point étant faite à l’infini ou presque) lorsque de nombreux feux éclatent en mene temps.
Utilisez donc un boitier en mode Manuel si possible, faites la mise au point en utilisant un des premiers feux qui eclate, les autres resteront sensiblement au meme endroit. Une fois la mise au point effectuée, vous pouvez donc « débrayer » l’autofocus, autrement dis passer en mise au point manuel (MF sur les objectifs pour ManualFocus).

Pour les conseils de dernière minute, choisissez un angle en travaillant au grand angulaire ou super grand angulaire (entre 10 et 24 mm, c’est parfait), et exercez vous sur les premiers jets pour être fin prêts quelques minutes plus tard, au moment du bouquet final. Lors de celui ci, de nombreux feux explosent, vous pouvez donc utiliser des temps de pose plus courts (ex: 0,4 sec).

Gardez toujours à l’esprit que si la nuit noire provoque un grand manque de lumière pour le capteur numérique, les feux d’artifice à l’inverse provoquent des raies lumineuses puissances. Soyez donc vigilants à ne pas utiliser des réglages trop sensible pour ne pas surexposer irrémédiablement les images, et conserver de belles compositions colorées.

Auteur : Thibaut Bissuel